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Récits Initiatiques
La bague qui efface les soucis... Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Administrateur   
04-09-2007
Il était une fois un roi qui voulait savoir comment moins prendre à coeur les situations désagréables qu'il lui arrivait de rencontrer sur son chemin.
Le roi fit venir son Conseiller Royal et lui posa le problème :
"Je veux quelque chose qui résoudra toute crise qui se présente à moi. Fais-moi un talisman, une potion magique, quelque chose qui me protège."
Le Conseiller Royal sortit, et mit au point quelque chose. Il revint le jour suivant, une boîte dans les mains. Il remit cette boîte au roi en lui disant "Votre Majesté, ceci vous aidera à vous sortir de n'importe quelle tempête".
Le roi ouvrit la boîte et y vit une bague élégante, mais toute simple. Il en éprouva de la colère, car il pensa que son Conseiller s'était moqué de lui en concevant quelque chose d'inutile. Mais en la tournant dans sa main, il remarqua qu'il y avait une inscription gravée dans le métal précieux. Il arriva à lire :
CECI PASSERA AUSSI
Il se tourna vers son Conseiller, attendant une explication.
"Votre Majesté Bien Aimée, quoiqu'il vous arrive dans le commerce des affaires du pays ou dans votre vie personnelle, regardez cette bague. Elle vous rappellera que, quelle que soit la situation, celle-ci est momentanée. Elle passera, elle aussi.
Le ciel se dégagera, le blé germera, le soleil se lèvera à nouveau."
 
Le pouvoir de choisir... Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Administrateur   
22-07-2007

J'étais enfermée dans une coquille.
Je croyais que j'étais impuissante à changer ma vie.

Puis
j'ai rencontré
la profondeur de la mer,
la beauté du ciel,
la liberté des oiseaux,
la puissance du vent,
la légèreté des nuages,
la lumière du soleil,
et j'ai senti que tout cela
était moi.

J'étais profonde comme la mer,
belle comme le ciel,
libre comme les oiseaux,
puissante comme le vent,
légère comme les nuages,
lumière comme le soleil,

et alors j'ai choisi de redevenir ce que j'étais.

Annie Marquier (Le pouvoir de choisir)

 

 

 
Comment peut-on vendre ou acheter le ciel ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Administrateur   
03-07-2007

Comment peut-on vendre ou acheter le ciel ? Comment peut-on vendre ou acheter la chaleur de la terre ? Cela nous semble étrange. Si la fraîcheur de l'air et le murmure de l'eau ne nous appartient pas, comment peut-on les vendre ?
Pour mon peuple, il n'y a pas un coin de cette terre qui ne soit sacré. Une aiguille de pin qui scintille, un rivage sablonneux, une brume légère, tout est saint aux yeux et dans la mémoire de ceux de mon peuple. La sève qui monte dans l'arbre porte en elle la mémoire des Peaux-Rouges. Les morts des Blancs oublient leur pays natal quand ils s'en vont dans les étoiles. Nos morts n'oublient jamais cette terre si belle, puisque c'est la mère du Peau-Rouge. Nous faisons partie de la terre et elle fait partie de nous. Les fleurs qui sentent si bon sont nos soeurs, les cerfs, les chevaux, les grands aigles sont nos frères ; les crêtes rocailleuses, l'humidité des Prairies, la chaleur du corps des poneys et l'homme appartiennent à la même famille. Ainsi, quand le grand chef blanc de Washington me fait dire qu'il veut acheter notre terre, il nous demande beaucoup...

Les rivières sont nos soeurs, elles étanchent notre soif ; ces rivières portent nos canoës et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler tout cela et apprendre à vos enfants que les rivières sont nos soeurs et les vôtres et que, par conséquent, vous devez les traiter avec le même amour que celui donné à vos frères. Nous savons bien que l'homme blanc ne comprend pas notre façon de voir. Un coin de terre, pour lui, en vaut un autre puisqu'il est un étranger qui arrive dans la nuit et tire de la terre ce dont il a besoin. La terre n'est pas sa soeur, mais son ennemie ; après tout cela, il s'en va. Il laisse la tombe de son père derrière lui et cela lui est égal ! En quelque sorte, il prive ses enfants de la terre et cela lui est égal. La tombe de son père et les droits de ses enfants sont oubliés. Il traite sa mère, la terre, et son père, le ciel, comme des choses qu'on peut acheter, piller et vendre comme des moutons ou des perles colorées. Son appétit va dévorer la terre et ne laisser qu'un désert...

L'air est précieux pour le Peau-Rouge car toutes les choses respirent de la même manière. La bête, l'arbre, l'homme, tous respirent de la même manière. L'homme blanc ne semble pas faire attention à l'air qui respire. Comme un mourant, il ne reconnaît plus les odeurs. Mais, si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler que l'air nous est infiniment précieux et que l'Esprit de l'air est le même dans toutes les choses qui vivent. Le vent qui a donné à notre ancêtre son premier souffle reçoit aussi son dernier regard. Et si nous vendons notre terre, vous devez la garder intacte et sacrée comme un lieu où même l'homme peut aller percevoir le goût du vent et la douceur d'une prairie en fleur...

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Il était une fois trois arbres... Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Administrateur   
03-07-2007

Il était une fois, sur une montagne, trois arbres qui partageaient leurs rêves et leurs espoirs.

Le premier dit: "Je voudrais être un coffre au trésor, richement décoré, rempli d'or et de pierres précieuses. Ainsi tout le monde verrait ma beauté".

Le deuxième arbre s'écria: "Un jour, je serai un bateau solide et puissant, et je transporterai les reines et les rois à l'autre bout du monde.
Tout le monde se sentira en sécurité à mon bord".

Le troisième arbre dit: "Je veux devenir le plus grand et le plus fort des arbres de la forêt. Les gens me verront au sommet de la colline, ils penseront au ciel et à Dieu, et à ma proximité avec eux; je serai le plus grand arbre de tous les temps, et les gens ne m'oublieront jamais".

Les trois arbres prièrent pendant plusieurs années pour que leurs rêves se réalisent. Et un jour, survinrent trois bûcherons.
L'un d'eux s'approcha du premier arbre et dit: "Cet arbre m'a l'air solide, je pourrais le vendre à un charpentier". Et il lui donna un premier coup de hache.
L'arbre était content, parce qu'il était sûr que le charpentier le transformerait en coffre au trésor.

Le second bûcheron dit en voyant le second arbre: "Cet arbre m'a l'air solide et fort, je devrais pouvoir le vendre au constructeur de bateaux".
Le second arbre se réjouissait de pouvoir bientôt commencer sa carrière sur les océans.

Lorsque les bûcherons s'approchèrent du troisième arbre, celui-ci fut effrayé, car il savait que si on le coupait, ses rêves de grandeur seraient réduits à néant.
L'un des bûcherons s'écria alors: "Je n'ai pas besoin d'un arbre spécial, alors, je vais prendre celui-là". Et le troisième arbre tomba.

Lorsque le premier arbre arriva chez le charpentier, il fut transformé en une simple mangeoire pour les animaux.
On l'installa dans une étable et on le remplit de foin. Ce n'était pas du tout la réponse à sa prière.

Le second arbre qui rêvait de transporter des rois sur les océans, fut transformé en barque de pêche. Ses rêves de puissance s'évanouirent.

Le troisième arbre fut débité en larges pièces de bois, et abandonné dans un coin.

Les années passèrent et les arbres oublièrent leurs rêves passés.

Puis un jour, un homme et une femme arrivèrent à l'étable.
La jeune femme donna naissance à un bébé et le couple l'installa dans la mangeoire qui avait été fabriquée avec le premier arbre.
L'homme aurait voulu offrir un berceau pour le bébé, mais cette mangeoire ferait l'affaire.
L'arbre comprit alors l'importance de l'événement qu'il était en train de vivre, et sut qu'il contenait le trésor le plus précieux de tous les temps.

Des années plus tard, un groupe d'hommes monta dans la barque fabriquée avec le bois du second arbre; l'un d'eux était fatigué et s'endormit.
Une tempête terrible se leva, et l'arbre craignit de ne pas être assez fort pour garder tout son équipage en sécurité.
Les hommes réveillèrent alors celui qui s'était endormi; il se leva et dit : "Paix!" Et la tempête s'arrêta.
A ce moment , l'arbre sut qu'il avait transporté le Roi des rois.

Enfin, quelqu'un alla chercher le troisième arbre oublié dans un coin; il fut transporté à travers les rues, et l'homme qui le portait se faisait insulter par la foule.
Cet homme fut cloué sur les pièces de bois élevées en croix , et mourut au sommet de la colline.
Lorsque le dimanche arriva,l'arbre réalisa qu'il avait été assez fort pour se tenir au sommet de la colline et être aussi proche de Dieu que possible, car Jésus avait été crucifié à son bois.

Chacun des trois arbres a eu ce dont il rêvait, mais d'une manière différente, de ce qu'ils imaginaient.

Nous ne savons pas toujours quels sont les plans de Dieu pour nous.

Nous savons simplement que ses voies ne sont pas les nôtre, mais qu'elles sont toujours meilleures si nous lui faisons confiance.

 
Le roi aux doigts d'or. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Administrateur   
11-06-2007

Wang, qui veut dire "roi" en chinois, était le nom que portait bien ironiquement un pauvre paysan qui ne régnait que sur sa misérable chaumière et son lopin de terre, dans la vallée du fleuve Weï.

Mais son coeur n'était pas aussi sec que sa terre et il lui arrivait de partager son maigre repas avec un vagabond ou ses voisins les moineaux.

Une nuit, en entendant des pas et des murmures, il enfila sa tunique, prit son bâton, son sac et sortit de chez lui à pas feutrés. Il aperçut huit silhouettes et, tout en gardant une distance raisonnable, les observa.

Il crut reconnaître les huit Immortels, avec en tête Chang Kono Lao sur sa mule blanche et Tié Kouaï Li qui boitillait derrière les autres avec sa béquille de fer.

Wang entreprit de les suivre discrètement dans l'espoir qu 'ils le conduisent au Royaume des Immortels où se succèdent les festins divins dans l'insouciance de l'éternelle jeunesse.

-Qu'allons-nous faire de ce mortel qui nous suit ?
Ho Hsien Kou, la patronne des magiciennes, lui répondit :
- S'il est prêt, il passera sur l'autre rive. Soumets-le à l'épreuve.

Tié Kouaï Li fit signe à Wang de s'approcher et lui dit :
- Alors, tu dois remplir trois conditions :
- La première, marcher sur l'eau en regardant droit devant toi sans avoir de pensée impure. T'en sens-tu capable ?

Wang fit signe que oui de la tête. La perspective d'entrer au Royaume des Immortels lui donnait des ailes.

- La deuxième condition : tu dois abandonner tout ce que tu possèdes, sans regret.
- Cela n'est pas difficile non plus, surtout pour moi qui n'ai pas grand-chose ! Et Wang jeta dans le fleuve son sac et son bâton.

- La troisième condition, c'est une autre affaire. Tu dois boire une gorgée de ce remède qui purifiera ton corps et le rendra aussi léger qu'une feuille.
Donne-moi le creux de tes mains.

Li le boiteux versa dans les paumes du pauvre paysan un liquide verdâtre, visqueux et nauséabond.

Wang avec une grimace de dégoût, laissa couler entre ses doigts l'infâme mixture et se nettoya les mains dans le fleuve.

- Misérable, maugréa le sage infirme, tu as gaspillé le précieux Nectar d'Immortalité ! Tu t'es arrêté aux apparences. Tu n'es pas digne de nous suivre.

- Je vous en prie, supplia Wang, donnez-moi une autre chance !

- Ton autre chance, répliqua Li le boiteux, elle est au creux de tes mains. Fais-en bon usage !

Et pendant que l'Immortel disparaissait dans la brume, Wang regarda les paumes de ses mains.

Elles brillaient dans la nuit d'un étrange éclat, comme deux lampes de jade.

Le paysan ne tarda pas à découvrir le pouvoir de ses mains. Elles soulageaient les douleurs, soignaient les maladies. C'était des mains de guérisseur.

Il en fit bon usage, et pratiqua la compassion sans relâche, condition première pour parvenir sur l'autre rive des Immortels.

Les mérites de Wang lui permirent peut-être de retrouver par la suite le chemin de l'éternelle jeunesse !

En tout cas, il fut immortalisé dans la mémoire des Chinois sous le nom de Roi aux Doigts d'Or et certains lui attribuent la paternité de l'acupuncture digitale, plus connue sous son nom japonais de shiatsu.

C'est une manière fort utile de se rendre immortel !

 

 
L'harmonie au creux des mains. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Administrateur   
11-06-2007

La belle-mère et sa bru vivaient sous le même toit.

Depuis le début, les deux femmes ne pouvaient se supporter.

Le mari, lâche comme la plupart des hommes dans cette situation, se gardait bien de prendre parti.

La vie de la jeune femme était devenue intolérable et elle éprouva une haine sans borne pour son bourreau de belle-mère.

Elle résolut de la faire disparaître discrètement et décida donc d'aller consulter une vieille chamane vivant dans une cabane de branches non loin du village.

Sans manifester la moindre émotion, la vieille écoute sa funeste demande.

Elle ferma les yeux un long moment et répondit enfin : « En matière de poison, il faut être très prudent.
Je vais vous donner un mélange d'herbes toxiques qui agissent très lentement.

Pour activer leur effet, vous devrez masser votre belle-mère deux fois par jour.Mais pour qu'elle accepte ce traitement, vous verserez tout d'abord cette préparation dans sa nourriture. Elle sera malade quelques jours.Quand le médecin du village l'aura auscultée sans trouver de remède, envoyez-moi chercher. Je donnerai alors la prescription ».

Le plan se déroula comme prévu.

La vieille de la montagne fut appelée au chevet de la belle-mère. Elle prescrivit une tisane et des massages deux fois par jour pour un mois.

Elle montra à la jeune femme comment les exécuter. Par la vertu des massages quotidiens, la belle-mère se détendit et son caractère se bonifia.

Les deux femmes se rapprochèrent, leurs énergies s'harmonisèrent. Au bout de quinze jours, elles étaient devenues comme mère et fille, liées par une véritable affection.

La belle-fille fut prise de remords. Elle courut jusqu'à la cabane de la magicienne pour lui demander un antidote.

La vieille l'accueillit avec un sourire radieux : « Ne vous inquiétez pas ma fille, la tisane est inoffensive. Elle est même bénéfique. Tout s'est déroulé comme je l'avais prévu. La pratique du Tao nous enseigne à transformer le négatif en positif. » Ce fut comme une révélation pour la jeune femme.

A partir de ce jour, elle revint souvent rendre visite à la vieille de la montagne pour suivre ses traces sur les sentiers de la sagesse.

Elle prit ensuite sa succession comme médecin des corps et des âmes, surtout à travers l'art du massage, qu'elle transmit généreusement.

Peut-être est-elle à l'origine de cette jolie habitude familiale en Orient : de masser les uns les autres au quotidien ?

Une tradition qui peu à peu voyage vers l'Occident.

 
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